EDITORIAL

EDITORIAL

Les Jim 2007 nous ont apporté une grande bouffée d’air frais, L’innovation dans la recherche de motifs originaux que le public n’a pas manqué de souligner.

Je tiens à remercier les exposants, tous ceux qui sont venus donner un coup de main à un moment ou un autre, ceux qui ont assuré les permanences.

Une mention particulière aux membres du jury qui en l’absence de nos maitres habituels retenus à Lyon pour le Jury des MOF ont assuré cette mission importante avec compétence

Plus de 300 pièces ont été présentées par près de 70 participants individuels et collectifs Remercions tous les adhérents de l’ATREMA, les lycées d’enseignement professionnel de Coarraze, de Poissy et de Poitiers, l’association de marqueterie de Barcelone, le club Arc-en-ciel de Boissy Saint Léger, le club d’Héricourt, l’Aspic28 d’Eure et Loir de leur participation au succès général.

Le dessin et le choix des bois prennent le pas sur la seule réalisation et nous devons nous en féliciter. Il faut encourager chacun à privilégier l’ « âme » de l’œuvre, ce plus indéfinissable qui capte l’attention du visiteur non par la seule technique, mais par ce que cette création évoque en terme d’imaginaire au même titre que ce qu’apporte le peintre ou le sculpteur.

C’est sans doute là que se situe la différence d’appréciation entre l’art et le métier d’art. La marqueterie, trop longtemps réduite à la décoration des meubles, à la tabletterie et petits objets en assurait la finition, mais c’est d’abord les formes de l’objet, la qualité de la mise en oeuvre et son éventuel usage qui en faisait la valeur. Pierre Ramond nous rappelle que les meubles de style recevaient l’estampille de l’ébéniste alors que sauf exception, des centaines de marqueteurs de talent sont restés dans l’anonymat. Quand la marqueterie retrouve ce qu’elle fut lorsqu’elle réapparu en Europe, à la renaissance italienne, le panneau marqueté, elle doit exister en elle-même et s’autosuffire.

En terme de composition, Jean-Charles Spindler m’indiquait l’an passé, « il ne faut pas tout dire » Cela tue l’imagination et le spectateur passe son chemin. Au contraire, si l’œuvre éveille le rêve, l’excitation de l’esprit, le plaisir de la découverte d’images nouvelles et de niveaux de conscience inhabituels n’aura pas de fin. C’est la différence qu’apporte un bon dessin dont la raison d’être essentielle est de simplifier, d’épurer le sujet pour n’en laisser subsister que le juste nécessaire en positionnant les parties importantes sur les points forts de l’image guidés par le nombre d’or. Jean-Charles Spindler n’écrit-il pas dans son superbe livre : l’important est le dessin et le choix des bois, la réalisation peut être ensuite confiée à des spécialistes. Le marqueteur individuel, amateur comme professionnel doit intégrer les étapes amont de la "fabrication" s'il veut produire une oeuvre originale.

L’Atrema dont l’objet principal est la découverte de nouveaux talents est bien dans son rôle en présentant de jeunes artistes qui apportent de nouveaux concepts en associant des techniques voisines à la nôtre. Il est extravagant de constater que le collage de matériaux divers figure au rang d’œuvre d’art dans de nombreuses expositions et magazines spécialisés alors que la marqueterie vivote sous la seule appellation de métiers d’art au sein de la corporation du bois. Tout autant fallacieux que certains jurys de concours et non des moindres, aient pu refuser de jeunes créateurs au motif de « trop artistique » on croit rêver. Quel obscurentisme !

Dans mon précédent éditorial, j’écrivais qu’il faut compléter le savoir faire par le faire savoir. Cette fois, nous avons élargi notre communication auprès de média de grande diffusion tant via la presse écrite que par internet, ce qui malgré les grèves nous a apporté 20% de visiteurs en sus. La communication est la base de notre succès. Il faut que chacun s’en persuade et assure à son niveau par quelque média que ce soit, la promotion de notre art.

Le service communication de la mairie du 11è a passé lui aussi la vitesse supérieure et de nombreux visiteurs se sont réclamés de médias qu’il a touchés. De notre côté, nous avons obtenu non sans mal le concours des trois incontournables parisiens, l’officiel et pariscope sans oublier le journal des parisiens publié par la mairie de Paris.

Tous à vos dessins, à la recherche de bois originaux pour assurer un succès encore plus fort pour les JIM 2008.

André-François CHASSIN
Président de l'Atrema

 

 retour accueil