Chers Amis, Bonsoir,
C’est un grand moment culturel pour Bois-Guillaume et pour l’Agglomération Rouennaise. En effet, dans le cadre de nos diverses manifestations, une place prépondérante est donnée à la peinture et la sculpture, mais la marqueterie est trop souvent délaissée.
En 1994 et 2002 ont eu lieu dans cet espace culturel les premières et secondes rencontres nationales de la marqueterie contemporaine et ce soir, nous vivons une troisième exposition consacrée à cet Art. Pour ce faire, nous accueillons 19 artistes en provenance de tout l’hexagone ; je nomme par ordre alphabétique :
Pour évoquer cet Art, je citerai Jean Cabrolier, Président Fondateur de l’ATREMA, qui nous avait fait l’honneur d’être présent en 1994 mais qui est malheureusement décédé il y a 5 ans : « La marqueterie est un symbole de raffinement, de préciosité et de charme. En effet, elle révèle des trésors de savoir faire qu’on aurait pu croire relever d’un passé raffiné mais définitivement disparu. La marqueterie a très longtemps servi l’ébénisterie dans les réalisations, qui ont porté bien au-delà des frontières de notre pays, et même de l’Europe, le goût et le savoir faire de nos créateurs. Dignes successeurs des grands artistes qui lui ont donné ces lettres de noblesse, d’André Charles BOULLE et de ses disciples du Faubourg Saint Antoine, des hommes et des femmes, artisans d’Art, œuvrent passionnément à promouvoir leur Art ».
Les premières incrustations dans un support de bois furent réalisées en marbre, 350 ans avant Jésus Christ. Ces mosaïques décoraient les palais royaux d’Asie Mineure.
Sous l’Empire romain, le bois remplaça le marbre, mais il ne s’agissait encore que de simples incrustations géométriques pratiquées dans des logements creusés à la surface des panneaux massifs.
A partir du XVIème siècle, les feuilles de bois furent découpées, non plus au ciseau de menuisier, mais à l’aide d’une petite scie.
Les artisans allemands inventèrent une méthode dite « par supperposition », qu’utilisera André-Charles BOULLE, grand ébéniste de Louis XIV, et qui prendra son nom. Je voudrais également préciser qu’André Charles BOULLE mit au point un système de découpage simultané des motifs décoratifs et des fonds et ajouta au bois, l’écaille, le cuivre, l’étain et voire même la paille.
Au 18 ème siècle, l’importation de bois exotiques fournit aux marqueteurs une palette insoupçonnée jusqu’alors. Ainsi, aux décors apparus vers 1720, succédèrent des paysages, des bouquets, des instruments de musique, des portraits, des compositions florales, tout cela véritable « peinture en bois ».
Chers Amis Artistes, le comble de l’Art, c’est de faire rêver. Eh bien, sachez ce soir que nous sommes admiratifs et que vous nous apportez beaucoup de bonheur en ayant accepté de participer à cette troisième rencontre nationale de marqueterie contemporaine.